2 Filles en Aiguilles All articles
Vie de filles

Trois mois sans acheter un seul vêtement : notre défi automnal 100 % fait maison

2 Filles en Aiguilles
Trois mois sans acheter un seul vêtement : notre défi automnal 100 % fait maison

Tout est parti d'un dimanche pluvieux à Lyon, devant un cardigan en vitrine affiché à 129 euros. Louise a soupiré : « On pourrait le faire, non ? » Moi : « Évidemment. » Elle : « Alors on le fait ? » Trois mois plus tard, voici le compte rendu honnête de notre défi : zéro achat de vêtements pour l'automne, tout au tricot (et un peu de couture).

Les règles du jeu

Le contrat était simple :

Spoiler : on a craqué une fois. Mais reprenons dans l'ordre.

Ce qu'on a réussi (et dont on est fières)

Le cardigan vedette. Le fameux, celui de la vitrine. Version alpaga-mérinos, 8 pelotes, six semaines de travail, environ 62 euros de laine. Il est parfait ? Non. Les emmanchures sont un poil justes et on a dû reprendre le col deux fois. Mais il est À NOUS, et on l'a porté vingt-trois jours sur trente en octobre. Calcul rapide : au prix du prêt-à-porter équivalent, il a déjà été rentabilisé.

Les bonnets en série. Une soirée chacun, une pelote, un point de riz. On en a fait cinq — dont deux offerts à nos mamans, qui ont eu la délicatesse de les porter au marché en criant « c'est fait maison ! » à toutes les connaissances.

L'écharpe qui a sauvé novembre. Gros point mousse, grosse laine, tricotée devant des séries en trois week-ends. Parfois, la simplicité, c'est la clé.

Ce qui a mal tourné (parce qu'il faut tout dire)

Et notre unique triche : une paire de chaussettes achetées en urgence un matin de gel, parce que tricoter ses propres chaussettes quand on n'en a plus, c'est un paradoxe temporel qu'on n'a pas su résoudre.

Le vrai budget, sans maquillage

Voici les chiffres bruts :

Poste Coût
Laines (toutes pièces) 147 €
Aiguilles circulaires supplémentaires 34 €
Boutons, doublures, petits fournitures 18 €
Total 199 €

Pour six pièces portables, dont un cardigan et cinq accessoires. Le même panier en boutique, on l'estime entre 450 et 600 euros. Le compte est bon — mais le vrai gain, c'est le temps passé : environ 80 heures à deux. C'est là que le défi révèle sa vraie nature : on ne tricote pas pour faire des économies, on tricote parce que le geste vaut plus que le résultat.

Ce que ce défi nous a appris

Un, notre rapport aux vêtements a changé. On regarde maintenant une pièce en boutique en se demandant sa construction, sa laine, son temps de fabrication. On n'achète plus pareil — même quand on achète.

Deux, le tricot à deux, c'est la clé. Sans les dimanches tricot-thé-critiques constructives, le pull raté aurait été abandonné depuis longtemps.

Trois, la garde-robe parfaite n'existe pas, mais la garde-robe qui raconte une histoire, si. Chaque pièce de cet automne a une anecdote, un rang maudit, un après-midi de folie.

Alors, on remet ça pour l'hiver ? Le panier « à finir un jour » n'attend que nous. Et le pantalon en couture... on verra.

All Articles

Related Articles

Quinze minutes de mailles par jour : notre défi bien-être d'un mois

Quinze minutes de mailles par jour : notre défi bien-être d'un mois

On a tricoté, lavé, porté : le match des laines françaises

On a tricoté, lavé, porté : le match des laines françaises

Deux aiguilles, deux amies : le tricot en duo qui change tout

Deux aiguilles, deux amies : le tricot en duo qui change tout